Principes

Le micro-crédit social, c’est quoi ?


L’histoire du micro crédit est avant tout l’histoire d’un homme, MUHAMMAD YUNUS surnommé le «banquier des pauvres ». En 1972, après quelques années d’études d’économie aux États-Unis, il retourne dans son pays d’origine, le BENGLADESH. Il enseigne l’économie à l’université de CHITTAGONG. C’est en s’occupant d’un projet d’irrigation dans un village qu’il découvre que tous les habitants essaient de sortir de l’extrême misère en créant des activités et des objets. Mais ils ne peuvent trouver d’argent qu’auprès de l’usurier local.

Il fait la connaissance d’une femme qui emprunte chaque jour 22 centimes de $ à un usurier pour acheter du bambou avec lequel elle fabrique des chaises qu’elle revend à ce même usurier pour un bénéfice de seulement 1,50 centime.

Il découvre que 42 femmes sont dans cette situation. MUHAMMAD YUNUS décide alors de leur prêter 27 $ sans intérêt et sans échéancier afin de leur permettre de créer leur propre entreprise. Ces femmes peuvent enfin vendre librement leurs chaises sur le marché et gagner bien plus d’argent.

Le micro-crédit social était né. MUHAMMAD YUNNUS a reçu le prix Nobel de la paix en 2006.

www.muhammadyunus.org

Le micro-crédit social et Don Boule de Neige


Don Boule de Neige s’adresse aux personnes démunies dans quelques pays déshérités. Une personne démunie est une personne qui dispose de moins d’un euro par jour pour vivre et ne peut présenter de garanties, faute d’être propriétaire d’un bien solvable, ou faute de disposer d’un salaire régulier. (Dans ces pays moins de 20% de la population est salariée).

Des ONG locales compétentes prennent en charge l’accompagnement économique, technique et social des personnes. C’est la qualité de cet accompagnement qui fait la réussite des projets des personnes: conséquence directe, le taux de remboursement dépasse 97%. Les emprunteurs utilisent ces petites sommes pour développer une activité existante ou pour en créer une nouvelle, de commerce, d’artisanat, de petite restauration ou encore pour développer leur production agricole.

Le microcrédit social ne cherche pas à imposer une solution économique aux bénéficiares. Il n’incite pas à la consommation, il n’est pas non plus une façon de “faire de l’argent” sur le dos des plus pauvres. Mais il cherche à rendre les personnes économiquement autonomes en les aidant à réaliser leur propre projet, à les sortir des mains des usuriers locaux afin d’améliorer leurs conditions de vie et leur rendre leur dignité. Le micro crédit social veut être le tremplin vers une activité génératrice de valeur ajoutée. DBN financera par exemple l’achat d’une machine à coudre, mais on ne financera pas l’achat d’un téléviseur.

Nous intervenons essentiellement dans les bidonvilles et dans les zones rurales.