Qu'est-ce que le micro crédit

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Foire aux questions

1. Pourquoi ce nom Le Don Boule de Neige ?
Parce que notre démarche s'appuie sur deux effets boule de neige. Les dons permettent d'accorder des micro crédits. Leur remboursement à plus de 95% permet d'accorder d'autres prêts. Votre don servira donc plusieurs fois. Comme nous demandons aux membres de l'association de la faire connaître, nous limitons nos frais, en particulier ceux de communication et de gestion de fichiers qui dans certaines associations peuvent atteindre 30 %. Depuis 4 ans nos frais représentent environ 3% des dons, qui plus est ces 3% sont généralement couverts par des recettes diverses ce qui nous permet de dire que votre don restera au don et fera boule de neige.


2. On a l'impression, malgré nos aides, depuis le temps, que rien ne bouge en Afrique par exemple ?
Est-ce que l'aide a toujours été appropriée, n'a telle pas généré de l'assistanat, le contraire de ce que nous voulons faire ?

3. Oui mais… vous n'êtes pas à l'abri de la corruption ?
La corruption peut prélever lors d'apports importants distribués par des organismes étatiques ou semi étatiques. Distribuer nos dons par des Ong de terrain gérées par des conseils d'administration d'élus locaux, les affecter aux plus pauvres, en vérifier la bonne utilisation en nous rendant sur place, la rend difficile.

4. D'accord, mais on peut aussi craindre en France la mauvaise gestion de l'association ?
DBN association déclarée d'intérêt général, publie ses comptes sur son site y compris ses comptes de frais. Ces données sont validées depuis l'origine par un commissaire aux comptes. Les donateurs sont invités à l'assemblée générale chaque année et reçoivent le rapport moral et financier…Est-ce vrai de toutes les associations dont vous faites partie ? A l'assemblée générale nul ne peut détenir par procuration plus de 10 % des voix des donateurs inscrits. Celui qui détient le chéquier, le trésorier, n'est pas celui qui signe et personne ne peut s'accorder de chèques à soi même puisque le président ou les vice-présidents ne peuvent signer un chèque de remboursement qui leur serait destiné. Tout règlement supérieur à 3.000 euros doit être cosigné. Une Ong destinataire de nos dons ne peut faire partie de notre conseil d'administration et un administrateur de l'association ne peut faire partie de l'association destinataire d'un don.

5. Soit, mais pourquoi DBN ne donne pas en France ?
C'est un choix. En France les organismes de micro crédits, comme l'Adie ne manque plutôt pas de fonds ou de subventions de fonctionnement. Par contre elles peuvent manquer d'emprunteurs et surtout de bénévoles compétents pour accompagner ces emprunteurs. C'est ce que font 6 d'entre nous.

6. Il n'est pas nécessaire de passer par DBN, je peux donner directement !
Bien sûr ! Cependant en donnant en direct vous soutenez probablement une seule action. Dans notre cas, les œufs, vos dons, sont dans des paniers différents. Et puis par rapport à une Ong nous représentons un poids de compétence qui facilite l'échange d'information et la qualité de notre suivi. Font partie de notre conseil d'administration : trois ingénieurs dont deux ont travaillé à l'international, un avocat honoraire de droit international, un ambassadeur honoraire, un contrôleur financier, un directeur financier, un consultant en stratégie, un responsable organisation, une directrice de ressources humaine…

7. Vous n'avez que 3% de frais mais vos frais s'ajoutent aux frais des Ong que vous aidez ?
Nous amenons des fonds immédiatement disponibles à des Ong qui collectent elles-mêmes des fonds. Nos coûts de collectes sont inférieurs à leurs propres coûts.

8. Vos déplacements pour aller voir, c'est essentiel, mais ça coûte à l'association ?
Les membres du conseil, tous bénévoles, qui se déplacent le font à leurs propres frais. Ils partent avec un ordre de mission précis et de ce fait peuvent déduire de leurs impôts 66% des dépenses de la mission. Le reste les 34% sont à leur charge comme dans le cas d'un don en argent qu'ils auraient pu faire.

9. Pourquoi les intérêts sont aussi élevés pour les emprunteurs ?
En gros, ils vont de 1% à 2% par mois pour les emprunteurs. A cela trois raisons. La première : le taux d'inflation de ces pays. Il faut bien en tenir compte dans le capital prêté sinon avec le temps ce qui vous reste de capital a prêter représente de moins en moins de valeur. La seconde : les frais de traitement d'un prêt de 50 € ne sont pas du même niveau que ceux du traitement d'un prêt de 10.000€ en Europe même si la bas certains frais d'exploitation sont moins élevés. La troisième : le cout de la formation et de l'accompagnement sur le terrain indispensable pour la réussite des premiers prêts. Les intérêts des Instituts de Micro Finance sont leur seule ressource. S'ils prêtent à taux zéro, quelqu'un d'étranger doit financer le fonctionnement et l'on retombe pour partie dans l'assistanat. A supposé que ayez la possibilité d'avoir accès à la banque pour des prêts dans ces pays de 1000€ vous paieriez 1% par mois…Si vous n'avez que les usuriers vous payez de 10% à 100% par mois. Dans les faits les emprunteurs remboursent à plus de 95% et ce à quoi il faut veillez c'est l'emprunt auprès de plusieurs organismes différents pouvant conduire au surendettement.

10. Peut-on dire que le micro crédit est un crédit à la consommation qui, de renouvellement en renouvellement, rendrait les gens dépendants?
Une analyse statistique effectuée par l'ONG Cefor à Antananarivo portant sur 6 ans d'activité où furent accordés 15.431 prêts, révèle que seul 1631 emprunteurs ont demandé un sixième prêt à priori pour développer en la finançant leur activité.

11. Et Le Niger pour DBN?
En octobre 2007, Gérard Philippe membre du bureau avant de nous rejoindre au Bénin dans notre tournée de visite devait se rendre au nord Niger. Alerté dès le mois de juin par les risques en particulier d'enlèvement il a reporté sa visite pour éviter tous risques. Aujourd'hui nous sommes présents dans trois pays au régime démocratique même s'il est encore récent ou en devenir. C'est un gage de sécurité mais aussi de bonne adaptation de la micro finance....plus un pays connaît un régime autocratique ou une instabilité politique, moins les autochtones ont envie d'investir, de se prendre en main, plus ils s'en remettent à l'état ou à ce qu'il en reste.

 

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